Nebbiu.

Saint-Florent et son sentier littoral

La Corse, on le sait déjà, recèle de pépites et joyaux un peu partout. Pour ainsi dire, ici, les choses moches doivent être recherchées !

Des panoramas époustouflants aux sommets vertigineux en passant par ses fonds marins translucides : ce n’est pas une île mais un diamant posé au milieu de la Méditerranée. Je laisse facilement mon regard se perdre à l’horizon et apprécie les sensations de calme et d’apaisement qu’elle offre.

Alors j’ai décidé, depuis plusieurs années, de l’arpenter, de la découvrir dans ses moindres détails même si j’ai vite compris qu’il me faudrait plus d’une vie pour y arriver ! Peu m’importe : j’ai commencé il y a longtemps, mais je vous parle ici d’un petit coin de paradis.

Le Nebbiu, c’est une petite région située au nord de la Corse. A 30 minutes seulement de Bastia, par une route sinueuse, mais ô combien splendide, Saint-Florent se présente comme une petite ville chaleureuse, mouvante et tournée vers la mer. Eté comme hiver, les habitants peuplent les petits bars pour savourer le café matinal, bercé par le soleil, largement présent à l’année (ou presque).

Comme toutes les villes de port, Saint-Florent est d’une atmosphère toute particulière. Une sensation à la fois sécurisante par la proximité des montagnes et très libertaire compte tenu de son ouverture sur la mer. Bref : c’était un bon café.

Le Chemin du littoral

A quelques minutes du centre, la plage de la Roya fait face au Cap Corse. D’ici, nous nous sommes lancés sur le sentier du littoral : 35 km pour rejoindre l’Ostriconi. Oui ? Non ! Nous on avait qu’un jour et on court pas assez vite : on a donc fait un morceau pour profiter de ce premier jour de printemps.

Sentier des Douaniers
ou Chemin du littoral
GPX

35 km – 14h45
2 ou 3 jours

D : Plage de la Roya
A : Plage de l’Ostriconi

Ce sentier balisé et accessible (être un peu sportif quand même : il fait chaud !) aurait pû être, d’après moi, le départ d’un pèlerinage. Du calme, du vert et du bleu, de l’eau, des oiseaux : une combinaison parfaite amenant au reset. Passant de criques en criques, longeant les embouchures sous le regard constant du Cap Corse, le chemin est une bouffée d’air frais.

L’Agriate : comment ne pas en parler

Région sauvage, protégée depuis 1979, le désert des Agriates compte près de 37 km de côte sauvage et 15000 hectares de maquis. Loin des représentations traditionnelles d’un désert, l’Agriate n’a de désert que le nom : ici les terres sont fertiles et la végétation est reine. Dans l’histoire, cette région était considérée comme le « grenier à blé » où les cultures diverses nourrissaient les Corses ou son ancienne république : Gênes. Pour échapper aux attaques barbaresques, cette région a peu à peu été désertée par les cultivateurs : d’où sa transformation en « désert ».

La nature, ici, a repris ses droits depuis longtemps !

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